Test de maturité en gestion de projet

Chaque entreprise possède ses propres pratiques en management de projet et une maturité bien spécifique. Le mode projet est souvent installé au sein des directions informatiques et moins au sein des directions métier. Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises s’interrogent sur leur niveau de maturité et leur positionnement. Elles recherchent des benchmark, des études ou des grilles de mesure afin d’investir à bon escient dans ce domaine.

En général, la culture projet est liée à plusieurs facteurs, nous présenterons ici les principaux ;

  • Le métier : les racines du management de projet sont issues de l’Industrie qui a forgé les méthodes et les outils depuis plusieurs dizaines d’années. Les entreprises de services et les start-up ont besoin de pratiques plus agiles et simples car elles ne sont pas des logiques d’industrialisation.
  • La formation : chef de projet est un métier et un talent – on constate que les chefs de projet sont rares et sont en général très recherchés. Attention à ne pas banaliser la fonction de chef de projet dans l’entreprise et à transformer le mode projet en fourre-tout.
  • L’exemplarité de la Direction : certains Directeurs Généraux sont des anciens chefs de projet et ils peuvent donner l’exemple, impulser la culture projet et développer des approches transversales

Dans un premier temps, la maturité au management de projet peut se mesurer sur une échelle de 1 à 3  :

  • Niveau 1 : débutant ; le management de projet est une pratique artisanale.
  • Niveau 2 : confirmé ; le management de projet est un enjeu stratégique
  • Niveau 3 : expert ; le management de projet est un avantage compétitif.

Afin de vous aider à vous positionner sur ces trois niveaux, nous vous proposons une série de 24 questions clefs.  Le test est à réaliser en équipe – il prend moins de 45 mn.

 

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Cloud computing : une ruée vers l’or numérique – un marché de 159 milliards de dollars en 2014

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Comme tous les marchés, l’informatique est un marché cyclique.

1er cycle : l’informatique centrale

L’informatique de 1960 à 1980 était celle des serveurs centraux. C’était la belle époque IBM, Bull, Digital, …  Les données étaient centralisées ainsi que les capacités de traitement.

2ème cycle : le PC

Bill GATES a introduit le PC dans les années 80 alors que l’informatique avait vécu avec des gros systèmes centraux. Chaque PC a alors stocké des données qui se sont progressivement décentralisées. Les données se répandent sur les réseaux de PC des entreprises et les bases de données se multiplient. Internet introduit la notion de client léger (pas d’application sur le terminal) mais accélère la fabrication et la consommation de données qui arrivent sur tous les terminaux mobiles et fixes.

Constat : les données sont la propriété de l’entreprise, elle en est responsable mais elle n’a pas les moyens de les maîtriser, de les sécuriser et de garantir l’intégrité. Les systèmes d’information sont souvent trop complexes et le coût de la sécurité n’est pas en rapport avec les moyens disponibles.

3ème cycle : le Cloud

Face à l’explosion des volumes de données et au coût pour garantir l’intégrité des données en interne, la solution de sortie d’une situation complexe pour les DSI est l’externalisation des données ou Cloud Computing. La question centrale est :

Est ce moins coûteux et plus sécurisé de passer en mode Cloud externe ?

Le Cloud computing s’intègre dans une véritable politique des données qui va structurer les schémas directeurs informatiques. Il s’agit de mettre la donnée au coeur des dispositifs comme un actif de l’entreprise et un atout majeur pour la relation avec ses clients. Il convient donc d’aligner le choix du Cloud sur une stratégie DATA afin de définir les exigences d’intégrité, accessibilité et fiabilité.

Avant d’externaliser, il convient de maîtriser en interne les fondamentaux, d’avoir les capacités de pilotage de l’outsourcer et d’avoir une politique solide en matière de gestion des données. Un état des lieux stratégique et un audit opérationnel des données informatiques semblent des pré-requis au choix du Cloud. Axelerae a réalisé des schémas directeurs EDI (Echanges de données informatisés) dans les années 1990 afin de dématérialiser les flux de données avec les partenaires externes de l’entreprise. Aujourd’hui, nous sommes sollicités pour redonner du sens stratégique à la donnée – véritable patrimoine du système d’information de l’entreprise. Big Data, Smart Data, Cloud, les mots se succèdent mais les fondamentaux sont pérennes. Sécurité, coût, fiabilité, …

Pour suivre le trafic, les unités de mesure explosent.

10: Megabit – 10: Gigabit – 1012 : Terabit – 1015 : Petabit – 1018 : Exabit – 1021 : Zettabit – 1024 : Yottabit – 1027 : Brontobit

Le trafic explose !  Cisco annonce une rupture pour les infrastructures informatiques. Les entreprise devront soit en investir en interne, soit faire le choix d’une stratégie Cloud.

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Quelques citations

 

« Les données, c’est de l’or numérique. Leur exploitation va créer de l’énergie, des emplois, etc. Il faut que l’Europe protège ses données de ses compatriotes. Comme on le fait pour Schengen, il y aura la liberté totale des données d’un pays à un autre, mais pour l’extérieur de l’Europe, il faut que ces données soient stockées et traitées sur le territoire Européen, pour pourvoir les contrôler. »

Thierry BRETON, PDG d’Atos, Europe 1 le 27 Août 2013

I think it’s fair to say that we’re in a golden age of computer science. The original vision of Microsof was that we had a dream about what software could do if we had infinite computing and infinite storage. That almost is our reality today.

Bill GATES, le 15 juillet 2013

En 2006, Thomas FRIEDMAN déclarait « la terre est plate ». Cette affirmation iconoclaste proposait un enjeu stratégique simple à la révolution numérique en cours, celui du libre accès au marché pour les entreprises du monde entier. En 2014, le Cloud donne de nouvelles dimensions à cette idée. Le Cloud est un modèle qui consiste à utiliser l’informatique à partir de ressources mutualisées, accessibles depuis internet, et dont la consommation peut être extensible à la hausse comme à la baisse. Dans le modèle Cloud, le fournisseur de service opère l’ensemble des ressources informatiques, complétant ainsi les stratégies d’externalisation des entreprises. Là où il y a rupture profonde, c’est que le poids des investissements passe de l’entreprise au fournisseur de services, que le Cloud soit consommé en mode Saas (Sofware As A Service) ou en mode Iaas (Infrastructure As A Service). Dans le cas de grandes entreprises, le fournisseur de service Cloud est interne, c’est un Cloud privé. Le Cloud est donc une nouvelle étape de la révolution numérique, servant de marchepieds aux suivantes, comme le Big Data ou l’internet des objets, et offrant dès aujourd’hui un formidable accélérateur d’innovation aux entreprises, quelle que soit leur taille, pour une « terre des affaires qui pourrait devenir plate » à son tour.

Valérie LAFDAL, DG de Neocles

La révolution numérique dans l’éducation : enquête juin 2014 de la chaire d’économie numérique de Paris-Dauphine

iStock_000028337056SmallLes Français très favorables à l’enseignement numérique

Paris, le 27 juin 2014 – La chaire Économie numérique de l’Université Paris-Dauphine publie aujourd’hui la dixième édition de son baromètre trimestriel de l’économie numérique, réalisé avec Médiamétrie, sur les attentes et comportements des Français dans le domaine de l’économie numérique. Ce trimestre, le Baromètre s’intéresse tout particulièrement à l’enseignement numérique, réalisé grâce aux nouvelles technologies, en classe ou à distance.

« La révolution numérique touche tous les aspects de la vie sociale, et en particulier l’enseignement, tant dans ses formes que dans ses contenus. Elle conduit à repenser notre système éducatif pour le rendre plus performant et mieux adapté aux attentes des Français », commente Dominique Roux, Responsable scientifique de la chaire Économie numérique.

Huit personnes sur dix connaissent le e-learning

Les pratiques d’enseignement numérique sont connues : interrogées sur le e-learning, huit personnes sur dix déclarent qu’il s’agit d’ « une façon d’apprendre en ligne ». Les plus familiers de cette notion sont les CSP+ (90 %) et les 15-34 ans (87 %). Les 50 ans et plus, les inactifs et les CSP- sont les plus nombreux à ne pas savoir ce qu’est le e-learning.
En revanche, près de huit personnes sur dix ne connaissent pas ou identifient mal les MOOCs (Massive Open Online Course), ces formations en ligne ouvertes à tous. Les personnes qui identifient le mieux les MOOCs comme « une façon d’enseigner à distance » sont les hommes (26 % contre 19 % pour les femmes), les 15-34 ans (25 % contre 23 % pour les 35-49 ans et 20 % pour les 50 ans et plus), les Franciliens (27 % contre 22 % pour les habitants de province) et les CSP+ (27 % contre 17 % pour les CSP-).

Une familiarisation précoce avec l’enseignement numérique

Les Français sont favorables à un enseignement numérique via un outil numérique (tablette, ordinateur, Internet, etc.) très tôt dans la scolarité des enfants. Près de huit personnes sur dix pensent que l’enseignement via un outil numérique peut débuter entre la maternelle et le collège. Le niveau scolaire privilégié pour débuter est le primaire pour 37 % des personnes interrogées. Viennent ensuite le collège (23 %) et la maternelle (19 %). Seuls 17 % des interrogés considèrent que l’enseignement numérique doit débuter après le collège (lycée, université, formation professionnelle).

S’agissant de l’enseignement numérique à distance (vidéo, visioconférence, autoapprentissage), les personnes interrogées le recommandent à des niveaux de scolarité plus avancés : 38 % préconisent de le débuter entre la maternelle et le collège, alors que plus de la moitié (56 %) le recommandent plutôt entre le lycée et la formation universitaire ou professionnelle.

Un dosage à respecter

En ce qui concerne l’intensité de l’emploi des outils d’enseignement numérique ou l’intensité d’utilisation de l’enseignement à distance, les Français suggèrent de les « doser » en fonction de l’avancée dans les études.

Ainsi, huit personnes interrogées sur dix sont favorables à une utilisation partielle des outils numériques en maternelle et en primaire. La proportion s’inverse à partir des études supérieures : respectivement 65 % et 61 % des répondants recommandent une utilisation en totalité ou en majorité des outils numériques dans l’enseignement à l’université et dans la formation professionnelle.

L’acceptation de l’enseignement numérique à distance augmente également avec l’avancée de la formation. 31 % des personnes interrogées déclarent que l’enseignement numérique à distance ne devrait pas avoir lieu en maternelle. En revanche, son développement à partir des études supérieures est clairement mieux accepté : ils sont 53 % à le juger acceptable partiellement, et 45 % à l’accepter en totalité ou en majorité à l’université ou dans la formation professionnelle.

Une transition vers l’enseignement numérique

L’effet de l’intégration du numérique dans l’enseignement se ressent tout d’abord pour les enseignants : pour trois personnes sur quatre, il faut les former. 29 % pensent que cela allège leur charge de travail et 27 % que cela change leur recrutement.

En ce qui concerne les contenus, 69 % des personnes pensent que le numérique rend les exercices plus interactifs, et 49 % que cela permet de mettre à jour les contenus plus fréquemment.

L’animation des cours est elle aussi modifiée par le numérique : près de la moitié des personnes interrogées (48 %) pense qu’il améliore l’attention des élèves. Le rôle du professeur demeure important : pour 42 %, il doit être présent dans la salle de cours.

Enfin, en termes d’apprentissage, près de trois personnes sur quatre (72 %) considèrent que l’enseignement numérique accroît l’autonomie d’apprentissage des élèves. Mais près d’une personne sur trois (31 %) s’inquiète du fait que le numérique empêche de différencier clairement temps de travail et temps de repos.