Cloud computing : une ruée vers l’or numérique – un marché de 159 milliards de dollars en 2014

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Comme tous les marchés, l’informatique est un marché cyclique.

1er cycle : l’informatique centrale

L’informatique de 1960 à 1980 était celle des serveurs centraux. C’était la belle époque IBM, Bull, Digital, …  Les données étaient centralisées ainsi que les capacités de traitement.

2ème cycle : le PC

Bill GATES a introduit le PC dans les années 80 alors que l’informatique avait vécu avec des gros systèmes centraux. Chaque PC a alors stocké des données qui se sont progressivement décentralisées. Les données se répandent sur les réseaux de PC des entreprises et les bases de données se multiplient. Internet introduit la notion de client léger (pas d’application sur le terminal) mais accélère la fabrication et la consommation de données qui arrivent sur tous les terminaux mobiles et fixes.

Constat : les données sont la propriété de l’entreprise, elle en est responsable mais elle n’a pas les moyens de les maîtriser, de les sécuriser et de garantir l’intégrité. Les systèmes d’information sont souvent trop complexes et le coût de la sécurité n’est pas en rapport avec les moyens disponibles.

3ème cycle : le Cloud

Face à l’explosion des volumes de données et au coût pour garantir l’intégrité des données en interne, la solution de sortie d’une situation complexe pour les DSI est l’externalisation des données ou Cloud Computing. La question centrale est :

Est ce moins coûteux et plus sécurisé de passer en mode Cloud externe ?

Le Cloud computing s’intègre dans une véritable politique des données qui va structurer les schémas directeurs informatiques. Il s’agit de mettre la donnée au coeur des dispositifs comme un actif de l’entreprise et un atout majeur pour la relation avec ses clients. Il convient donc d’aligner le choix du Cloud sur une stratégie DATA afin de définir les exigences d’intégrité, accessibilité et fiabilité.

Avant d’externaliser, il convient de maîtriser en interne les fondamentaux, d’avoir les capacités de pilotage de l’outsourcer et d’avoir une politique solide en matière de gestion des données. Un état des lieux stratégique et un audit opérationnel des données informatiques semblent des pré-requis au choix du Cloud. Axelerae a réalisé des schémas directeurs EDI (Echanges de données informatisés) dans les années 1990 afin de dématérialiser les flux de données avec les partenaires externes de l’entreprise. Aujourd’hui, nous sommes sollicités pour redonner du sens stratégique à la donnée – véritable patrimoine du système d’information de l’entreprise. Big Data, Smart Data, Cloud, les mots se succèdent mais les fondamentaux sont pérennes. Sécurité, coût, fiabilité, …

Pour suivre le trafic, les unités de mesure explosent.

10: Megabit – 10: Gigabit – 1012 : Terabit – 1015 : Petabit – 1018 : Exabit – 1021 : Zettabit – 1024 : Yottabit – 1027 : Brontobit

Le trafic explose !  Cisco annonce une rupture pour les infrastructures informatiques. Les entreprise devront soit en investir en interne, soit faire le choix d’une stratégie Cloud.

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Quelques citations

 

« Les données, c’est de l’or numérique. Leur exploitation va créer de l’énergie, des emplois, etc. Il faut que l’Europe protège ses données de ses compatriotes. Comme on le fait pour Schengen, il y aura la liberté totale des données d’un pays à un autre, mais pour l’extérieur de l’Europe, il faut que ces données soient stockées et traitées sur le territoire Européen, pour pourvoir les contrôler. »

Thierry BRETON, PDG d’Atos, Europe 1 le 27 Août 2013

I think it’s fair to say that we’re in a golden age of computer science. The original vision of Microsof was that we had a dream about what software could do if we had infinite computing and infinite storage. That almost is our reality today.

Bill GATES, le 15 juillet 2013

En 2006, Thomas FRIEDMAN déclarait « la terre est plate ». Cette affirmation iconoclaste proposait un enjeu stratégique simple à la révolution numérique en cours, celui du libre accès au marché pour les entreprises du monde entier. En 2014, le Cloud donne de nouvelles dimensions à cette idée. Le Cloud est un modèle qui consiste à utiliser l’informatique à partir de ressources mutualisées, accessibles depuis internet, et dont la consommation peut être extensible à la hausse comme à la baisse. Dans le modèle Cloud, le fournisseur de service opère l’ensemble des ressources informatiques, complétant ainsi les stratégies d’externalisation des entreprises. Là où il y a rupture profonde, c’est que le poids des investissements passe de l’entreprise au fournisseur de services, que le Cloud soit consommé en mode Saas (Sofware As A Service) ou en mode Iaas (Infrastructure As A Service). Dans le cas de grandes entreprises, le fournisseur de service Cloud est interne, c’est un Cloud privé. Le Cloud est donc une nouvelle étape de la révolution numérique, servant de marchepieds aux suivantes, comme le Big Data ou l’internet des objets, et offrant dès aujourd’hui un formidable accélérateur d’innovation aux entreprises, quelle que soit leur taille, pour une « terre des affaires qui pourrait devenir plate » à son tour.

Valérie LAFDAL, DG de Neocles

La révolution numérique dans l’éducation : enquête juin 2014 de la chaire d’économie numérique de Paris-Dauphine

iStock_000028337056SmallLes Français très favorables à l’enseignement numérique

Paris, le 27 juin 2014 – La chaire Économie numérique de l’Université Paris-Dauphine publie aujourd’hui la dixième édition de son baromètre trimestriel de l’économie numérique, réalisé avec Médiamétrie, sur les attentes et comportements des Français dans le domaine de l’économie numérique. Ce trimestre, le Baromètre s’intéresse tout particulièrement à l’enseignement numérique, réalisé grâce aux nouvelles technologies, en classe ou à distance.

« La révolution numérique touche tous les aspects de la vie sociale, et en particulier l’enseignement, tant dans ses formes que dans ses contenus. Elle conduit à repenser notre système éducatif pour le rendre plus performant et mieux adapté aux attentes des Français », commente Dominique Roux, Responsable scientifique de la chaire Économie numérique.

Huit personnes sur dix connaissent le e-learning

Les pratiques d’enseignement numérique sont connues : interrogées sur le e-learning, huit personnes sur dix déclarent qu’il s’agit d’ « une façon d’apprendre en ligne ». Les plus familiers de cette notion sont les CSP+ (90 %) et les 15-34 ans (87 %). Les 50 ans et plus, les inactifs et les CSP- sont les plus nombreux à ne pas savoir ce qu’est le e-learning.
En revanche, près de huit personnes sur dix ne connaissent pas ou identifient mal les MOOCs (Massive Open Online Course), ces formations en ligne ouvertes à tous. Les personnes qui identifient le mieux les MOOCs comme « une façon d’enseigner à distance » sont les hommes (26 % contre 19 % pour les femmes), les 15-34 ans (25 % contre 23 % pour les 35-49 ans et 20 % pour les 50 ans et plus), les Franciliens (27 % contre 22 % pour les habitants de province) et les CSP+ (27 % contre 17 % pour les CSP-).

Une familiarisation précoce avec l’enseignement numérique

Les Français sont favorables à un enseignement numérique via un outil numérique (tablette, ordinateur, Internet, etc.) très tôt dans la scolarité des enfants. Près de huit personnes sur dix pensent que l’enseignement via un outil numérique peut débuter entre la maternelle et le collège. Le niveau scolaire privilégié pour débuter est le primaire pour 37 % des personnes interrogées. Viennent ensuite le collège (23 %) et la maternelle (19 %). Seuls 17 % des interrogés considèrent que l’enseignement numérique doit débuter après le collège (lycée, université, formation professionnelle).

S’agissant de l’enseignement numérique à distance (vidéo, visioconférence, autoapprentissage), les personnes interrogées le recommandent à des niveaux de scolarité plus avancés : 38 % préconisent de le débuter entre la maternelle et le collège, alors que plus de la moitié (56 %) le recommandent plutôt entre le lycée et la formation universitaire ou professionnelle.

Un dosage à respecter

En ce qui concerne l’intensité de l’emploi des outils d’enseignement numérique ou l’intensité d’utilisation de l’enseignement à distance, les Français suggèrent de les « doser » en fonction de l’avancée dans les études.

Ainsi, huit personnes interrogées sur dix sont favorables à une utilisation partielle des outils numériques en maternelle et en primaire. La proportion s’inverse à partir des études supérieures : respectivement 65 % et 61 % des répondants recommandent une utilisation en totalité ou en majorité des outils numériques dans l’enseignement à l’université et dans la formation professionnelle.

L’acceptation de l’enseignement numérique à distance augmente également avec l’avancée de la formation. 31 % des personnes interrogées déclarent que l’enseignement numérique à distance ne devrait pas avoir lieu en maternelle. En revanche, son développement à partir des études supérieures est clairement mieux accepté : ils sont 53 % à le juger acceptable partiellement, et 45 % à l’accepter en totalité ou en majorité à l’université ou dans la formation professionnelle.

Une transition vers l’enseignement numérique

L’effet de l’intégration du numérique dans l’enseignement se ressent tout d’abord pour les enseignants : pour trois personnes sur quatre, il faut les former. 29 % pensent que cela allège leur charge de travail et 27 % que cela change leur recrutement.

En ce qui concerne les contenus, 69 % des personnes pensent que le numérique rend les exercices plus interactifs, et 49 % que cela permet de mettre à jour les contenus plus fréquemment.

L’animation des cours est elle aussi modifiée par le numérique : près de la moitié des personnes interrogées (48 %) pense qu’il améliore l’attention des élèves. Le rôle du professeur demeure important : pour 42 %, il doit être présent dans la salle de cours.

Enfin, en termes d’apprentissage, près de trois personnes sur quatre (72 %) considèrent que l’enseignement numérique accroît l’autonomie d’apprentissage des élèves. Mais près d’une personne sur trois (31 %) s’inquiète du fait que le numérique empêche de différencier clairement temps de travail et temps de repos.

Big Data : chiffres 2014

Enjeux juridiques du Big Data
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Les enjeux juridiques du big data sont liés à la nécessaire conciliation de l’objectif de création de valeur et d’innovation à partir du « déluge de données » avec le respect des droits et libertés protégés. Du point de vue des internautes, il s’agit de veiller à la protection des données les concernant alors même que celles-ci constituent le « carburant » de la nouvelle économie. A l’heure de la multitude et des recoupements de données massifs y compris à une dimension internationale, des questions telles que la transparence sur les pratiques de collecte et d’utilisation des données personnelles, leur sécurité et anonymisation, ou encore leur transfert à des tiers prennent une dimension nouvelle, même si leur objet lui n’est pas forcément nouveau. Un futur règlement européen dira dans quelle mesure des règles existantes devront être adaptées. Du point de vue du droit d’auteur, un des challenges posés est de veiller au respect des droits des créateurs et propriétaires de bases de données sur les informations explorées au titre du « data mining » tout en ne pénalisant pas les activités de recherche et d’accès à la connaissance. Pour faciliter certaines opérations de data mining sur des contenus protégés, la commission européenne a mené un dialogue avec les parties prenantes en vue de faciliter l’octroi de licences aux chercheurs (initiatives licences for Europe). Des réflexions existent par ailleurs sur la possibilité de création d’une nouvelle exception au droit d’auteur.
Sarah Jacquier, Directrice Juridique de l’Hadopi

Big Data : Le terme de Big Data est utilisé lorsque la quantité de données qu’une organisation doit gérer atteint une taille critique qui nécessite de nouvelles approches technologiques pour leur stockage, leur traitement et leur utilisation.

Data Mining : Le data mining regroupe l’ensemble des technologies susceptibles d’extraire, d’analyser et de gérer les informations pertinentes à partir d’une grande masse d’informations, en fonction de l’usage souhaité (gestion de la relation client, marketing, maintenance préventive, détection des fraudes, optimisation de sites web…).

Machine learning : le machine learning consiste à tirer des prévisions de fonctionnement ou de comportement à partir de masses de données gigantesques, comme les recommandations proposées à ses clients par Amazon.

Analyse prédictive : L’analyse prédictive, considérée comme un type d’exploration de données, est un domaine de l’analyse statistique qui extrait l’information à partir des données pour prédire les tendances futures et les motifs de comportement. Elle englobe des techniques issues des statistiques, du datamining, du machine learning et de la théorie des jeux.

Données structurées et non structurées : Les données structurées sont des données dont l’ensemble des valeurs possibles est déterminé et connu à l’avance, par exemple le nom d’auteur d’un mail et sa date d’envoi. A l’inverse, les données non structurées se caractérisent pas leur aspect complexe, tant en termes de protocole d’acquisition que d’extraction, par exemple le contenu d’un mail. Aujourd’hui, la part de données non structurées dans les systèmes d’information oscille entre 80 et 85 %.


Citations

« En termes de données, le nombre d’Avogadro sera bientôt atteint. »

Pierre-Louis LIONS, Lauréat de la médaille Fields en 1994

« Google connaît probablement mieux la France que l’Insee, ou tout au moins dispose de données qui lui permettent »

Stéphane Grumbach, Directeur INRIA

« Les perspectives du Big Data sont immenses. Ce traitement de données à grande échelle devrait générer des chiffres d’affaires de plusieurs dizaines de milliards par an au cours des prochaines années, même si les entreprises, en particulier en France, ne savent pas encore comment les exploiter. »

Professeur Dominique Roux, Directeur de la chaire Économie numérique


Volume

Taille des données

Il a fallu des dinosaures à 2003  pour produire 5 exhabits de données.

En 2011, il fallait 2 jours seulement piu générer le même volume de données.

En 2013, il fallait moins de 10 minutes

Source : Fortune

Vélocité

Vitesse de génération des données

Chaque minute dans le monde :

100 000 tweets envoyés

680 000 contenus partagés sur Facebook

3 600 photos partagées

204 millions de mail envoyés

Source : Total Customer

Véracité

Qualité des données

1 homme d’affaires sur 3 n’a pas confiance dans les données qu’il utilise pour prendre des décisions

Aujourd’hui, 1% seulement des données sont analysées.

La mauvaise qualité des données a un coût de 3,1 milliard de dollars par an sur l’économie américaine

Source : IBM

Valeur

Quatre intérêts principaux pour l’entreprise

1) Améliorer la qualité de la prise de décision : 59%

2) Augmenter la rapidité des décisions : 53%

3) Améliorer la planification : 47%

4) Développer de nouvelles sources de revenus : 47%

Source : IDG Entreprise


4G – 4G+ – 5G : le mobile surf sur la vague du numérique

hLe mobile continue sa pénétration partout dans le monde et évolue au rythme de l’innovation dans les réseaux, qui permettent le transport de données de plus en plus élaborées. Avec la 3G, la 4G et bientôt la 4G+, les débits se multiplient et les terminaux s’améliorent, aussi bien dans la forme, la qualité des systèmes d’exploitation que dans la réception. Le Mobile World Congress à Barcelone en a apporté une nouvelle fois la preuve. Le mobile va être utilisé non plus seulement pour téléphoner ou s’envoyer des messages mais aussi comme outil de paiement, pour la gestion des villes, des transports, ou encore la santé et la sécurité. Les tarifs français, qui sont les plus bas du monde, offrent un cadre particulièrement favorable pour lancer de multiples nouveaux services, que ce soit pour les consommateurs, les entreprises ou l’administration. »
Dominique Roux, Directeur de la chaire Économie numérique de Paris-Dauphine

ACTUS
Facebook a annoncé le 19 février l’achat de WhatsApp, application de messagerie instantanée sur mobile, pour 19 milliards de dollars.
WhatsApp a jusqu’ici 450 d’utilisateurs, Zuckerberg a déclaré que l’application était en voie de connecter un million de personnes.
Le 24 février, lors d’une conférence au Mobile World Congress, Jan Koum, cofondateur de WhatsApp, a révélé que l’application allait intégrer les appels vocaux gratuits au 2e semestre, concurrençant ainsi Skype et Viber.
Rakuten, le géant japonais du e-commerce, s’est lancé dix jours avant dans l’achat de Viber, l’application israélienne de messagerie instantanée et d’appels via Internet, pour 900 millions de dollars.

CITATION : 5G, LE COME-BACK DE L’INNOVATION EUROPÉENNE
“ 5G is the key to a new paradigm, to a connected society, to the Internet of Things. It will enable whole new fields of application and new ”solutions for society. From medical monitoring to smart cities to augmented reality.
Neelie Kroes, Commissaire européenne chargée du numérique, au Mobile World Congress

LES INNOVATIONS DU MOBILE WORLD CONGRESS
Phablets – tendance du Smartphone aux écrans géants: HP, Huawei, LG, Sony, Samsung, Wiko et ZTE ont présenté leurs nouveaux modèles aux formats d’écran de 5, 6 voire 7 pouces. Blackphone – Geeksphone et Silent Circle se sont associés pour créer un Smartphone anti-espion : pour 629 dollars, il crypte toutes communications et données personnelles grâce à PrivatOS, une version ultra-sécurisée d’Android. YotaPhone – Yota Devices a dévoilé son nouveau Mi-Smartphone, mi-liseuse, il possède au verso de son écran Full HD un écran e-ink tactile.

LES TOP « IN » SELON LE CLASSEMENT TWITTER AU MWC
1# Les objets connectés ou « Internet Of Things » (IOT) : un marché de 19 000 milliards de dollars en 10 ans selon John Chambers, PDG de Cisco. 2# Les mobiles « wearables », en accessoire et vêtement : Telefonica, LG, Samsung et Sony s’entendent pour organiser des partenariats avec le monde de la mode.
3# 5G : les industriels européens (Nokia Solutions and Networks (NSN), Ericsson, Orange, Alcatel-Lucent) dans les starting-blocks. 4# Lancement du Galaxy S5, produit phare de Samsung, équipé de l’autofocus le plus rapide 5# Nokia présente des mobiles milieu de gamme, pour la première fois sous Android 6# Sony confirme son retour avec sa nouvelle version d’Xperia téléphone et tablette. 7# HTC gagne le prix du meilleur mobile au MWC pour son design et son image ultrapixel 8# Mark Zuckerberg, LE keynote speaker du MWC, pousse Internet.org, pour un accès données et Facebook gratuits alors qu’il s’offre WhatsApp.
Source : Agency Hotwire/33Digital